C ' est marrant que tu crois que tout va bien entre nous, parce que de mon côté ça va pas du tout . Une minute me semble être une éternité dans l'attente du néant. Quand est-ce que l'on se reverra? Tu sembles si loin, si loin de moi et parfois, j'aimerai tout quitter, tout laisser tomber: Toi, toi et tes belles paroles, tes mains semblable à la douceur de la soie, tes yeux qui font chavirer mon coeur à chaque regard posé sur moi, toi... Toi et ta perfection qui me rend folle et puis moi et mes envies d'éternité. Où es-tu Mon Amour? Pulsion du corps, refus de l'esprit. Je tremble au moindre de tes frôlements, tortionnaires de mon âme, insouciants. Viens, viens Mon Amour, mes désirs sont aussi légers que les eaux de mes yeux, je veux sentir encore ta chair chaude contre moi. Tu es si loin, combien de temps encore nous sépare l'un à l'autre? Je suis là, moi, je suis là mais toi, où es-tu? Je suis couché sur mon lit et la musique m'emporte.

# Posté le vendredi 06 mars 2009 15:54

Modifié le mercredi 10 juin 2009 00:11

HELL

B m'a baisée, et B m'a basée.
Eh oui, pour la première et la dernière fois, je me
suis laissée prendre à ce truc vieux comme le monde, et
je porte en moi la douleur séculaire de la Vertu Trahie,
que nous autres femmes subissons depuis des siècles, à
cause de ces monstres avides de coïts sans lendemain.
Mais ce n'était qu'un prélude aux tourments que
l'ignoble B allait infliger par la suite à mon coeur pur
et mon ego encore intact.

# Posté le mardi 20 janvier 2009 13:16

" On vit, comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs et on a des projets. Pouvoir, fric, débauche et pour les courageux, gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on les réalise jamais et on est fustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on peut enfin se dire qu'on est heureux. Et puis on crève et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur de l'inconnu, du pire. Et puis qu'on l'avoue ou non, qu'on le veuille ou pas, on attend toujours quelque chose. Sinon on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle. On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut, de toujours plus haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On fume trop, on boit trop et on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gênes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelques choses, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien mais qui signe le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils nous donnent tant et si peu à la fois. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte réellement. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre, on a une carte de crédit à la place du cerveau et un aspirateur à la place du nez. On va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons que de vrais amis et une multitude de numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée, une génération ratée. Mais à ce qu'il paraît, on a pas le droit de s'en plaindre parce qu'on a tout pour être heureux. Pourtant on crève doucement dans notre univers d'enfant, des moulures à la place du ciel, repus, le sourire aux lèvres. Bourrés de nicotine, de coke et de vodka."

# Posté le dimanche 01 février 2009 04:24

Modifié le vendredi 06 mars 2009 15:59

<< Nous nous chamaillons gentiment..
C'était si soudain que j'en ai oublié de fermer les yeux,
J'ai pensé que je pouvais mourir, parce que je le voulais,
Je n'en pouvais plus tellement je le voulais >>

# Posté le jeudi 09 avril 2009 08:47